CONGES D'ETE

18/06/2009 22:45 par Libelle

  • CONGES D'ETE

    CONGES D'ETE

    18/06/2009 22:45 par Libelle





Je m'éloigne de ces pages, pour trois semaines

J'emporte mes rêves, mes espoirs, et vos pensées
Courage à ceux qui souffrent et sont dans la peine

Aussi loin que j'aille, je ne vous oublierai...



Votre Li(li)belle

(Vue de PORT BARCARES, qui nous attend...)

Juin qui pleure... Juin qui rit !

08/06/2009 15:10 par libelle

  • Juin qui pleure... Juin qui rit !

    Juin qui pleure... Juin qui rit !

    08/06/2009 15:10 par libelle

Je regarde le vent

Bousculer les pétales

D’ennui,

Sur le ciel de ma vie

Tombent en rafales

Des restes de printemps

D’oubli.

 

Je regarde le temps

A la mine si pâle

Ternie

Mouiller mes sandales

Sur l’herbe fraichie

Angoisse d’automne

Bondit.

 

Quelle est cette saison

Où l’été s’est enfui ?

Les murs de la maison

Sont déjà assombris.

Hier, Juin gambadait

Ivre d’insouciance

Nous voilà prisonniers

De sa folle inconstance.

 

Les jardins, désertés

Se figent de tristesse

Même le cerisier

Dont les branches s’affaissent

Semble exténué

                                                     Sous le poids de l’averse.

Où sont les pies, les tourterelles

Merles siffleurs et demoiselles

Moineaux jolis, et hirondelles ?

Nul ne s’agite, aujourd’hui

Hormis ma peine, qui sévit.

 

Va-t’en ! Va-t’en  la pluie !

Toi qui partout t’invites

Et qui baignes de gris

Les belles clématites

Aux corolles flétries.

 

Je regarde le vent

Déchirer les pétales

Jaunis,

Sur mon cœur affaibli

Tombent en rafales

Des images de printemps

Réussis…


[Pas possible qu'on soit en Juin... c'est l'horreur dehors !

Encore un jour de peine, encore un jour mort ]







Au PAS DU LAC

08/06/2009 10:20 par libelle

  • Au PAS DU LAC

    Au PAS DU LAC

    08/06/2009 10:20 par libelle

 

Au PAS DU LAC

Il est parti

Faire les cents pas

Sans moi,

Pas question que je craque

Il n’aimerait pas ça !

 

Au PAS DU LAC

De l’autre côté de la voie

De loin, ma pensée le traque

Au point d’en perdre la voix.

 

Au PAS DU LAC

Songe t-il à nos regards brûlants ?

De défense ou d’attaque

Au champ d’amour, mourants.

 

Au PAS DU LAC

Suis-je blottie dans sa mémoire ?

Image frêle que le chagrin matraque

Quand pèse la tombée du soir.

 

Au PAS DU LAC

Serait-ce un peu le paradis ?

Ici, les souvenirs me saquent

Et tous mes jours sont maudits !

 

Au PAS DU LAC

A son bureau, je le devine

Ici, le chagrin me plaque

Comme son crayon, j’ai plus de mine.

 

Au PAS DU LAC

Cachée dans son armoire et ses hamacs

Sait-il seulement que je survis ?

Non ! Je ne veux pas qu’il m’oublie !

 

Au PAS DU LAC

L'ennui me met des claques

Ô trait d’union dans ma folie !

Entre Enfer et Paradis !


Dis l'amour, était-ce une arnaque ?

A chaque fois qu'il m'a souri

Mes yeux faisaient des flaques

Au cachot de mes envies.


Au PAS DU LAC

Il est parti

Cupidon, range ton arc !

Mon cœur est tout transi...

Ce soir, soudain...

08/05/2009 14:41 par libelle

  • Ce soir, soudain...

    Ce soir, soudain...

    08/05/2009 14:41 par libelle

Ce soir soudain, envie de vous
Revoir,
Frissons brûlants sur mon corps fou
D’espoir,
La nuit se tait, où êtes-vous ?
Si tard,
Ce soir soudain, envie de vous
Savoir,
Le regard bleu, sourire doux
Bavard.

L’été s’en fout, le voyez-vous ?
Il part !
Me laissant là, dans un remous
Sans phare,
Le sable chaud me dit souvent
Mémoire,
Trace de pas et sur le banc
M’asseoir,
Où je vous vois, vêtu de blanc
Et noir.

Ce soir soudain, envie de votre
Histoire,
Je n’ai dit mot de cette faim
Bizarre !
Image floue, main dans la main,
Départ,
Douleur amère, pluie sur mes joues
Sans fard,
Silence lourd, seul goéland
Criard.

Ce soir soudain, envie de Nous
Trop tard !
Ces jours parfums, pommes de pin
Cafard,
Ces nuits sans fin, ô cieux éteints !
Bernard !

Il y a longtemps...

07/05/2009 11:03 par libelle

  • Il y a longtemps...

    Il y a longtemps...

    07/05/2009 11:03 par libelle

Il y a longtemps que je sème
De ci, de là, au gré du vent
Graines d’amour, aurores blêmes
Qui se meurent dès le printemps.

Giboulées d’autan, déveines ! 
Songes déchus s’évanouissant.

Il y a longtemps que je traîne
Mon corps en longs haillons gris blancs
Souffles d’amour à perdre haleine
Ô nuages évaporants !

Giboulées de chants, de peines
Secrets enfouis, incandescents !

Il y a longtemps que je n’aime
Que les matins éblouissants 
Pourtant ma vie se parsème
De fleurs d’oubli, de fleurs de sang.

Quand sur le dur chemin s’attardent
De lourds chagrins, si imposants
Se délave, toile blafarde
L’étoffe fripée de mes ans.

Rêves de miel au firmament
Glauques sirops déliquescents
Il y a longtemps que je saigne
Des pleurs d’oubli, des peurs d’enfant. !

Mais voilà qu'aujourd’hui…

A la Claire Fontaine
Coulent des flots troublants,

Ton regard bleu, si indulgent
Tes mots si doux, auréolants
Ivre d'émois, qu'il est grisant
Ce tout nouveau commencement !

Y-a-t’il longtemps que je t’aime ? 
Ô grand mystère au firmament !

 

 

Sur les chevaux du vent

04/05/2009 21:24 par libelle

  • Sur les chevaux du vent

    Sur les chevaux du vent

    04/05/2009 21:24 par libelle

Pluie d'orage en ce jour, qui tombe sur mes terres
Quand vos mots attendus sillonnent mes jachères
Je médite sans cesse, le dos au mur du temps
Ils restent à moi seule, ces magiques instants,

D'errance nécessaire
De souffle salutaire
Vous êtes convaincant
Mais...
C'est...
La vie en mouvement
S'arrête-t-elle vraiment ?
Inéluctable !

Pluie d’amour en ce jour, qui tombe et m’atterre
Quand mes mots décousus s’alignent en chimères
J’imagine vos mains  franchir le mur du temps
Pour me rejoindre enfin, l’espace d’un semblant.

D’errance salutaire
De souffle nécessaire
Vous êtes attachant
Mais…
C’est…
Que nous allons, marchant
Vers des sables mouvants
Inévitable !

Oui, l’orage sait bien que la terre l’attend
Pour se baigner de lui, averse de printemps
C’est à peine s’il gronde, il sait qu’elle l’entend
Qu’elle boit chaque goutte d’un nectar vivifiant.

Mais d’où venez-vous, dîtes ?
D’un paradis perdu ?
Quand moi je ne sais plus
Comment l’espoir s’invite.

Mais, où courons nous, dîtes ?
Et pour combien de temps ?
Pourquoi cette poursuite
Sur les chevaux du vent ?

               

Tant qu'il y aura des jonquilles...

20/04/2009 00:06 par libelle

  • Tant qu'il y aura des jonquilles...

    Tant qu'il y aura des jonquilles...

    20/04/2009 00:06 par libelle

Le printemps orchestre le ballet des jonquilles
Cette larme de toi qui s’échappe sans bruit
Vient me dire tout bas, du tréfonds de l’oubli
Que ton image encore, en mon cœur s’éparpille.

Passent, passent les ans, le temps n’a pas de prise
Sur cet amour d’antan, ô combien éprouvé !
Qui s’entête souvent dans un soupir brisé 
A draper ma mémoire d’étoiles soumises.

Feu de paille disaient, tes parents trop inquiets
De nos regards sucrés en extrayaient le miel
Jetaient de l’acide sur nos plus beaux soleils
La menace rôdant au champ de leurs projets.

Toutes les nuits durant, je reviens te chercher
Te demander ces mots qui nous ont séparés
Adoucir ce chagrin qui me traîne, depuis,   
Sans me laisser, jamais, une aube de répit.

Elles frissonnent au bois, les si belles jonquilles
Qui me parlent de toi, de nos rêves blessés,
Chaque année j’en reçois des éclats de torpilles
Qui font couler mon cœur dans l’amer azuré.

Tu ne sauras jamais la profonde cassure
Sur la peau des regrets mon destin se fissure
C’est toi que je voulais attendre à la fenêtre
De nos années d’amour, et nos enfants, peut-être….

Ils sont à toi mes dix-huit ans
A jamais meurtris, mais vivants !
Il sont à toi tous mes printemps
Endormis éternellement,
Sur les coussins d'or des jonquilles
Quand le printemps les éparpille...


[ A Claude, au nom de cet Amour qui reste inoubliable au delà des ans...]

Arrachez moi ce coeur !

28/03/2009 18:12 par libelle

  • Arrachez moi ce coeur !

    Arrachez moi ce coeur !

    28/03/2009 18:12 par libelle

Arrachez moi ce coeur, qu'il ne souffre plus,

Arrachez moi ce coeur, qu'il n'aime jamais plus,

Et qu'un autre, sans tendresse, qui plus ne larmoie

Se glisse enfin sous ma peau, tout au fond de moi.

 

Un coeur de pierre, résistant aux séismes

Aux foudres du temps, aux plus grands cataclysmes

Téméraire, audacieux même au bord du précipice

Qui se relève glorieux, et sans cicatrice.

 

Arrachez moi ce coeur, on le met en lambeaux

Quand je l'offre au bonheur, il fait le gros dos

Arrachez moi ce coeur, pour qu'il n'ait plus de peine

Insensible et froid, qu'il se glace de haine.

 

Arrache moi le coeur, ô toi que tant j'aime

Jette le aux corbeaux pour un joyeux festin

Inutile trophée d'un combat plus que vain

Arrache moi le coeur, concluons ce dilemme !

 

Tandis qu'au ciel les nuages lentement creusent

Une carrières de nacre aux poussières vaporeuses

Je sais bien que ce coeur hors de moi arraché,

Continuera de battre pour toi, et dans l'infinité.

 

Je nous aime...

22/03/2009 21:19 par libelle

  • Je nous aime...

    Je nous aime...

    22/03/2009 21:19 par libelle

Je nous aime, pardon !

Plus question de raison

Elle a déjà sombré

Dans ce raz-de-marée.

 

Je nous aime, mais oui !

Ce n’est pas un défi

Quand les heures se figent

Au cachot des vertiges.

 

Je nous aime, c’est fou !

Et nos saisons, décalées,

Me laissent à vos genoux

Sans jamais vous implorer.

 

Je nous aime, j’aime vos yeux

Quand je m’égare au paradis perdu

Des émotions promises au feu

Qui les consume, malvenues.

 

Oh ! Je nous aime, et je sais !

Que l’enfer guette les damnés

Coupables d’aimer, à contre-sens

Au mépris de leurs cuisantes souffrances.

 

Je nous aime, à qui la faute ?

C’est arrivé, ainsi, un beau matin

Un beau matin, tout comme un autre

Et depuis, lutter me semble vain.

 

Je nous aime, mais le savez-vous ?

Quand le ciel  bleu devient si flou

Et que j’entends votre cœur, soupirant,

Battre pour Elle, et votre Enfant.

 

Je nous aime, là, sous le cerisier en fleurs

Eclatant de pompons cotonneux

Je nous aime, pour mon réel malheur

Car votre vie est déjà Deux.

 

Je nous aime, je ne sais pas pourquoi !

Et je vous aime, depuis des mois !

Je nous aime, pardon, il me faudra guérir

Etouffer un à un, tous ces désirs

Retrouver la paix, maintenant, loin de vous

Je vous aime, adieu ! Oublions tout !

Puisque le destin s’en fout !

 

 

Complainte d'estuaire

08/03/2009 02:13 par libelle

  • Complainte d'estuaire

    Complainte d'estuaire

    08/03/2009 02:13 par libelle

Mon enfance est restée là-bas
Dans un beau refrain de vacances
Sur cette plage où je vois
Courir encore l'insouciance
Jeux palpitants, au rythme des marées
Et des vagues qui portaient des trésors
Ô ma mémoire, laisse moi, bercée,
Sur tes coussins où mon passé s'endort !

L'été palpitait de toutes ses braises
Nos rires étaient fous, nos courses alertes
De disputes en courroux, plus qu'experte,
Je m'agitais aux heures de fournaise
Rien n'y faisait, surtout pas la menace
D'être punie pour toutes mes audaces
Le soir venu, quand se réglaient les comptes
Mon mouchoir pour ami, larmes amères
J'essuyais mon dépit, encore fière
Blottie à l'orée de mes propres contes.

Mes pas se posent sur le sable chaud
Cherchant les traces d'antan
Et remontent ces bruits de coquillages
Que l'on écoutait, l'oreille à flots
D'écume salée, et d'île sauvage.
Epuisette à la main et coeur fougueux
A l'assaut des méduses inanimées
Nous chantions le bonheur de nos jeux
Jusqu'au soir tombant, au bout du souper.

C'était hier... dit l'écho des falaises
En me retournant je vois leur contour
Le vent d'antan en prend tout à son aise
Dans les pins parfumés s'offre un détour
Vers la grotte aux mille et un secrets
Où pirates d'un jour se réfugiaient
L'oeil glauque à la Capitaine Crochet
En éclats de voix, barbares à souhait...

C'était hier... vient murmurer l'orage
Qui noircit soudain la toison si  sage
Des moutons du ciel que l'éclair illumine
Me poussant à fuir la scène divine.

C'était hier, j'ai refait le chemin
Reprenant mon enfance par la main
Vaisseau amarré au creux de l'estuaire
A son bord, quelqu'un m'attend. Ô Grand-Père !



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