Vent de printemps

05/03/2009 11:58 par libelle

  • Vent de printemps

    Vent de printemps

    05/03/2009 11:58 par libelle

Vent de printemps
Souffle sur la plaine
Où un cœur d’enfant
Tristement, se promène
Nuages blancs
Regardent la scène
Larmes du temps
Maintenant, se déchaînent.

Ô vent de printemps !

Timidement
Souvenirs s’enchaînent
Sillons de chants
Où les blés s’égrènent
Sourires francs
Animent la scène
Larmes du temps
A nouveau, m’entraînent...

Ô vent de printemps !

Baisers brûlants
Chavirent de haine
Moisson d’antan
Récolte trop vaine
Pluie de serments
Inutiles peines
Larmes du temps
En torrents, se démènent …

Ô vent de printemps !

La nuit tombant
M'habille de laine
Mon corps tremblant
Se tord dans l’arène
Rêves mouvants
Et mains qui se prennent
Larmes du temps
Enfin, sèchent, sereines…

Larmes du temps
Enfin séchent, Sea_Reine !

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Sea_Reine est mon autre pseudo
"Poissonne" de la mer
Mais d'eau douce, aussi
"Poissonne" de l'amer
Par l'amour, éblouie
Zodiaque et prénom réunis]



Edit : pour les mélomanes, ces paroles s'adaptent à la mélodie de base de

"Summertime ! "


Essayez, si ça vous dit... (je tends l'oreille !)

Une primevère... déprime vers !

04/03/2009 18:54 par libelle

  • Une primevère... déprime vers !

    Une primevère... déprime vers !

    04/03/2009 18:54 par libelle

EElles étaient là, blotties,

Si amoureusement,
Deux primevères en mon jardin.
Toutes glacées, au froid vif du matin
Semblant murmurer quelque mot tendre

A qui voulait bien l'entendre

Silencieusement
Et s'arrêter en leur chemin.

Au cœur, le même soleil d’or…

Si belles. Et moi, genou en terre
Je m’inclinai devant leur sublime beauté
Irradiées par un faisceau de lumière
Leurs calices offerts aux colliers de rosée.

D’un jaune superbe, d’un jaune éblouissant
Elles frissonnaient dans l’herbe, tout en résistant au vent
Qui mordait si fort, de sa fougue rageuse
Leurs corolles ourlées de givre, fières et majestueuses.

Au cœur, le même soleil d’or…

Aucun autre trésor alentour sur la mousse émeraude
Quelque parcelle boueuse aux boutons d’engelures
Des promesses éparses, comme un bonheur qui rôde
L'avenir en gestation, au ventre de froidure.

Le regard embué et d’une main hésitante
Je me penchai sur elles, ô révérencieuse !
Leur offris un soupir d’une chaleur délicieuse
Quand je sentis soudain, mon agonie mourante...

Au cœur, enfin, un soleil d’or !

Je les regarde encore, du haut de la fenêtre
Sauras-tu jamais ce qu’alors ma pensée dénoua ?
En cette fin d’hiver, je délire, peut-être,
Mais j’y vois le symbole d’un amour renégat.

Le temps, s’il s’enfuit, jamais ne s’empare
Des tendres souvenirs dont il aime se gaver
Dans la forêt d'oubli, le spectre de notre histoire
Danse moqueur sur des refrains décomposés.

Mes pas s'éloignent au bout de l’émotion pure
Un peu ivres sous la magie de l'instant
Le faisceau de lumière s'éteint lentement
Puis en mon âme, se promène et perdure.

Quelle leçon de vie
Ces deux fleurs réunies
Amoureusement blotties
Telles deux Amants
Au cœur du printemps !

En mon cœur, depuis,le même soleil dort…

A deux pas d'antan...

08/02/2009 18:54 par libelle

  • A deux pas d'antan...

    A deux pas d'antan...

    08/02/2009 18:54 par libelle

Je vivais à quelques pas d'ici

T'en souvient-il mon cœur engourdi ?

Dans cette maison aux murs si gris

Cette fenêtre bleue, qui donnait sur la vie.

 

Je courais dans le jardin d'enfance

Les poches toujours pleines de bonbons

Avec un appétit, oh ! Quand j'y pense !

Et mille jeux pétillants de frissons.

 

Et puis, je suis partie…

 

J'habitais à deux rues d'ici

T'en souvient-il mon cœur transi ?

Il cueillait pour toi des bouquets de tendresse

Promesses d'amour, qui résonnent sans cesse.

 

Je courais dans la prairie d'adolescence

Les poches pleines, de carnets de poèmes

Les fleurs de la passion, oh ! Quand j'y pense !

Le feu aux joues, à l'heure des théorèmes.

 

Et puis, je suis partie…

 

Nous vivions tout près d'ici

T'en souvient-il mon cœur meurtri ?

Dans cette impasse solitude

Mes nuits tremblaient d'incertitudes.

 

Ils couraient, dans leur jardin d'enfance

Les poches toujours pleines de bonbons

Et leurs éclats de rires, oh ! Quand  j'y pense !

Dardaient mon ciel de mille rayons.

 

 

Et puis, il est parti…

 

Partir, toujours partir, et tout à refaire

A 10 ans, 16 ans, toute ma vie entière

A repriser la toile de l'immense déchirure

Compter mes pas, au chemin de cassure.

 

Je suis née si loin d'ici, sur ma terre d'Afrique

"Alma Mater", je suis si nostalgique

Pourquoi fallait-il que le destin sournois s'applique

A faire de mon histoire, une vaine supplique...

                                            .

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Ami...chel !

08/02/2009 18:16 par libelle

  • Ami...chel !

    Ami...chel !

    08/02/2009 18:16 par libelle



Un baiser de feu

Sur ma joue si pâle

N'est ce pas l'ombre d'un jeu

Qui me  pourrait faire mal ?

 

Sais-tu, cet aveu soudain

Sur tes lèvres murmuré

Et la douceur de ta main

Me font tout oublier…

 

Ta  pensée, sans cesse

Aux détours de mon chemin

Tantôt me grise, tantôt me blesse

Te chasser semble vain,

Infiniment, tu reviens…

 

Quelle illusion rebelle

Menace mes nuits hivernales ?

Quelle chimère nouvelle

Nimbe mon horizon glacial ?

 

Près de toi, les frissons oubliés

Un à un brusquement se déchaînent

La faute à ce sage baiser

Et tout le désir qu'il traîne.

 

Engourdie,  les yeux fermés sur l'avenir,

Ballottée sur l'océan du pire

Ta voix…  que dire... ton sourire

M'ont arrachée, sans mot dire

Au bourbier de l'ennui

Pour en être éblouie.

 

Je marche là dans ta lumière

Dans un tourbillon hypnotique

Chaque jour, bêtement, j'espère

Un dénouement magique.

 

Au théâtre de ma vie

Viens me donner la réplique

Souffle moi les mots idylliques

Avant que je ne les oublie !  

 

Souvenirs Angériens

04/02/2009 14:49 par libelle

  • Souvenirs Angériens

    Souvenirs Angériens

    04/02/2009 14:49 par libelle

Le passé vient ce soir à l’assaut de mon cœur
Déploie tel un oiseau, ses grandes ailes d’or
Un parfum oublié s’échappe de l’amphore
Où se cachaient du temps mes stupides torpeurs.

A peine quelques mots
Un chagrin coule en flots
Vers les plaines d’antan
Où je courais, enfant …

Vous n’étiez chevalier
Point n’étais-je princesse !
Près de moi vous passiez
Insouciant de jeunesse.

L’heure n’était pas encore
Venue de nous connaître
Et maintenant, peut-être
Ô facétie du sort !

La déraison me gagne
Nos souvenirs communs
Bâtiront-ils un lien
Au pays de cocagne ?

Votre histoire m’appelle
Mais que sais-je de vous ?
Tant d’années entre nous
Quand moi, je retiens celle,

De ce dernier été
A jamais regretté
Qui m’emporta si loin
Quand se coiffaient les foins.

C’est vrai, j’étais une autre
Je vous voyais « nanti »
Et je marchais, apôtre,
Sur mon chemin de vie.

Un manteau de misère
Habillait mon destin
Vous sembliez si fier
Du talent plein les mains.

Ma mémoire s’éveille
Qu’écrirons nous demain ?
A vous lire s’émerveillent
Souvenirs Angériens.

Le présent vient ce soir, exorciser mon cœur
Referme tel un oiseau, ses belles ailes d’or
Un parfum retrouvé s’exhale de l’amphore
Où s’étire l’écho d’un infini bonheur…

Avec des si...

30/01/2009 17:36 par libelle

  • Avec des si...

    Avec des si...

    30/01/2009 17:36 par libelle

Si tu venais prendre ma main un jour d'été

Soulagé des lourds fardeaux que tu as portés

Le regard tout empli d'espérance bleutée

Le cœur enrubanné de mille et un projets.

 

Si tu venais…

 

Les bocages mousseux que tu m'as contés

Qu'en songe, souvent, nous avons tant foulés

S'étendraient majestueusement à nos pieds

Du matin tendre, à la belle nuit étoilée.

 

Si tu voulais…

 

Les saisons nous diraient la richesse du temps

Plus peur de l'automne, dont tu ferais printemps

La pluie serait baiser brûlant sur ma peau, telle,

Qu'à ta source d'amour, j'irai blanchir dentelles.

 

Si tu osais…

 

Enlacés de vie, et nos deux corps implorants

Exilés de l'oubli, nos émois palpitants

Résonneraient enfin, par delà mers et monts

Vaincue serait la mort, dans nos âmes aux tréfonds.

 

Si tu venais…

 

Si tu venais un jour et frappais à ma porte

M'offrir tous ces mots doux qui autant réconfortent

Te suivrais-je ? Je ne sais , l'angoisse m'étreint

D'encore m'allonger sur un tapis de crin.

 

 

Si….

 

Mais tu ne viendras plus, ô virtuel amour !

Qui t'enfuis, éperdu, vers d'autres parcours

Impasse de l'oubli , boulevard de l'inconstance

Tu égrènes nos mots dans de nouvelles stances...

 



Echarde de Soi...

29/08/2008 18:26 par libelle

  • Echarde de Soi...

    Echarde de Soi...

    29/08/2008 18:26 par libelle

Dans ce matin brumeux, un voile se déchire

Ta pensée me saisit quand la lumière point

Le jour encore flou, en longs bandeaux s’étire

Traçant, au ciel nimbé, des vapeurs en chemins.

 

Ô !  quel rêve brûlant ! Au feu de ton sourire

L’empreinte de tes mains sur ma peau se promène

En frissons doucereux, éclats de souvenirs

Le parfum des années, toujours vers toi me mène.


Le parfum des années

Toujours vers toi me traîne...

 

Mais ta bouche ne dit tous les mots que j’inspire,

Qui s’endorment au bois des forêts décimées

Par les vents de l’oubli, de tempêtes en ires

Et je pleure ton nom, là, sur mon cœur plombé.

 

Ce temps maudit - pourquoi ? - nous couvre de brouillards.

Je le supplie en vain, du fond de ta mémoire

De n'être plus statue sur un socle d’espoir

Qui soudain prendrait vie sous ton aimant regard.

 

Qui prendrait vie soudain

Impasse de l'histoire…

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Cupidon, l'espiègle !

29/08/2008 17:43 par libelle

  • Cupidon, l'espiègle !

    Cupidon, l'espiègle !

    29/08/2008 17:43 par libelle

Cupidon l'espiègle a réservé son carquois

Pour user sur moi de son adresse

Je n'avais pas un seul regard pour toi

et voilà que tu reviens sans cesse !

 

A  peine ai-je eu le temps de comprendre

Sous l'assaut de la vague sublime

Tant de douceur, il fallait s'y attendre.

N'est-elle pas plus grisante l'ivresse réelle

D'un sourire éperdu qui caresse vos rimes

Loin des frissons trompeurs d'un élan virtuel ?

 
Tu es de ce rang qu'on appelle "noblesse"

Ceux qui, dit-on, de tout sont nantis

Mais je sens dans ton cœur, un soupçon de faiblesse

Et je m’égare dans tes yeux, aux couleurs de la nuit.

 

Ce trouble inquiétant, lorsque, soudain, tu approches

Mes certitudes, mes désirs, tout en moi s'effiloche

C’est la fièvre des mots, mon souffle se bloque

Au moindre son que ta douce voix évoque

 

Je suis là, devant toi, je perds violemment la tête

Ton image me cloue au carrefour d'une quête

Tu te promenais, hier, boulevard de l’inaccessible

Aujourd'hui dans ma rue, tu te sens invincible.

 

J'avais dans le coeur un vaisseau fantomatique

Qui glissait, incertain, dans les sphères tragiques

Je le vois qui s'éloigne, au creux des flots insoumis

Me laissant fugitive dans la forêt de l’oubli.

 

Je suis statue de pierre, et toi, tu es d'albâtre

A l'affût de ton regard, brûlant, que j'idolâtre

Je peux te guetter, pendant des heures entières

Pour te voir t'attendrir enfin, au bout de ma prière.

 

Cupidon, l'espiègle, s'est bien joué de moi

Face à toi, rien que d’autre que des maladresses

C'en est fait, partout, je ne vois plus que toi

Lézardés, les hauts remparts de ma forteresse...

 

Régine

Comment allez-vous ?

29/08/2008 17:20 par libelle

  • Comment allez-vous ?

    Comment allez-vous ?

    29/08/2008 17:20 par libelle

« Comment allez-vous » ?

Pour trois mots, je m’enflamme

Scène I, d’un nouveau mélodrame

Roi de cœur, c’est à vous !

 

Qui êtes-vous ?

Vous qui me brûlez l’âme

Oui, déjà je me blâme

De trop rêver de nous.

 

D’où venez-vous ?

De ces plaines fertiles

Ou ces chemins de boue ?

Solitaire, indocile ?

 

Cet air, sur votre passage

Un infini redoux,

Que je guette au virage

D’un quotidien trop flou.

 

Quelques secondes à peine

Et c’est bien vous

Qui me rendez sereine

Poudre d’or sur les joues.

 

Ces instants si fugaces

Où j’ai faim de tout,

Tout chemin sur vos traces

Dans ce monde de fous.

 

Mes heures étaient vides

J’étais presque à genoux

Sur mes terres arides

Vous aventurerez-vous ?

 

« Comment allez vous ? »

Quelle importance, soudain

Dans ces trois mots de vous 

Qui m’emportent si loin !

 

L’empreinte de votre main

Pour un « bonjour » si doux

M’annonce des lendemains

D’un tout nouveau goût.

 

Oui, ce rêve, j’avoue,

Me pousse en cavale

Vers des contrées idéales

Où nous ferions des jaloux.

 

Mais je ne sais rien de vous,

Votre vie vous convient-elle ?

Quelle étoile dans votre ciel ?

                                Oui, Vous, comment allez-vous ?                                   
 

Touchée, coulée !

21/07/2007 13:09 par libelle

  • Touchée, coulée !

    Touchée, coulée !

    21/07/2007 13:09 par libelle

Une année s’est enfuie, et vous passez encore
Sur l’océan de vie, à bâbord, à tribord
Une année s’est enfuie,
Dans les vapeurs d’aurore
Vous repassez encore
Brodant de festons, l'oubli.

Telle une douceur amère
S’étire au ciel d’éther
Nuages d’interdit.
Quand vous posiez, hier
Sur les vagues en colère
Votre regard ébloui.

Que de vents, de marées
Pour seulement tenter
De ne pas sombrer !
Que de pluie, que de nuits
A repriser, sans bruit
Les filets de l’envie !

Une année s’est enfuie, vous souriez encore
De votre voix l’écho, est toujours aussi fort
Une année s’est enfuie
Mais se souvient mon corps
De votre arrivée au port
Sur le quai de mon ennui.

Telle une vive lumière
Déchire, d’un seul éclair,
L’horizon endormi
Et que jaillit, toute entière,
La conscience première
D’un bonheur en survie.

Que de vents, de marées,
Pour seulement tenter
De vous échapper !
Que d’efforts inouïs
Pour résister, sans bruit,
La tempête a sévi.

De vous, je suis,

Naufragée...